On n’est pas sorti de l’auberge

© Hifumiyo

Pour cette nouvelle édition en ligne du JVSM, je vous propose de méditer sur l’expression populaire « On n’est pas sorti de l’auberge », qui prend tout son sens au moment où les stratégies de « déconfinement » de la population pointent le bout du nez (de préférence masqué). Que votre prison soit plus ou moins dorée, quel que soit le quartier dans lequel vous habitez, le gîte et le couvert vous sont assurés, au gré des heures d’ouverture des commerces et des marchés. On pense très fort à vous. Mais n’oubliez pas, quand vous sortez de chez vous pour faire vos courses, ceux qui sont enfermés dehors, sans masque ni protection, ces invisibles qui plus que jamais guettent la pièce qui pourra sauver leur journée. Ceux qui rêveraient d’un chez-soi pour y rester confinés et que personne ne songera à applaudir de sa fenêtre à 20 heures.
Les petits chagrins et les joies qui font notre quotidien ont besoin de mots pour sortir à leur tour. Chaque mercredi depuis trois semaines, nous donnons ici la parole à des habitants du 10e dont les mots, nous l’espérons, sauront entrer en résonance avec les vôtres. Ceux d’une psycoach attentive au silence soudain de son quartier, ceux d’un journaliste privé de printemps qui voit la nature fleurir dans sa cour, ceux d’une femme japonaise du 10e éloignée des siens mais toujours à l’écoute de son pays. Bonne lecture.

Auteur : Michel Lagarde

AUCUN COMMENTAIRE

PUBLIER UNE RÉPONSE